5 à 7 sur la participation citoyenne- Intervention des panélistes

13 avril 2013 Laisser un commentaire

Voici les interventions des 5 panélistes invités au 5 à 7 sur la participation citoyenne.  Merci à 99%Media pour la captation.

Avec:

Sébastien Grenier, citoyen. Sur ses expériences de prises de parole.
François Croteau, maire de l’arrondissement Rosemont/Petite Patrie. Sur les défis que pose la démocratie participative pour un élu.
Danielle Bédard, avocate. Sur les règlements internes des municipalités qui entachent la charte des droits et nuisent à la transparence. Et sur sa lutte, sur la ligne de front, à St-Julienne.
Marie-Ève Maheu, journaliste. Sur un reportage fait pour Radio Canada Rive sud sur des élus qui ont rapporté avoir vécu de l’intimidation.
Michaël Fortin, cinéaste pour 99%Media. Sur les médias indépendants et leur apport au débat démocratique. Ex. de St-Bruno.

Merci aux 5 panélistes pour la richesse de leurs interventions.

Nous invitons les élus et députés à écouter ces différents regards sur la participation citoyenne.

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5 à 7 sur la participation citoyenne- 11 avril

12 mars 2013 2 commentaires

affiche

5 à 7 sur la participation citoyenne

Pour agir sur l’impunité et la corruption, nous avons encouragé les citoyennes et citoyens à s’approprier les espaces démocratiques et à prendre la parole pour questionner les élus, imputables devant nous.

Depuis les débuts du mouvement, nous avons proposé l’indignation et le pouvoir citoyen en réponse à l’inertie et l’impuissance qui servent et maintiennent le système en place.

Nous avons pris la parole, vu des témoignages, entendu des citoyens sur leurs expériences de participation dans différentes instances: le lien de confiance est rompu devant une démocratie qualifiée trop souvent de pure façade.
Quels bilans faisons-nous de ces expériences citoyennes ? Quels sont les problèmes ici et dans les autres régions du Québec ?
Quels sont les obstacles et les défis pour un élu ?
Quel est le rôle des médias indépendants et des médias de masse ?
Comment rétablir le lien de confiance entre les élus et nous ?

Nous vous invitons Le 11 avril 2013, à 17h00 à échanger sur ces questions avec 5 panélistes invités. Au O’Patro Vys. 356 Montr-Royal, Est.

Lire la suite…

9 décembre 2012: Texte de Frédéric Lapointe

20 décembre 2012 Laisser un commentaire

fredDiscours de Frédéric Lapointe le 9 décembre 2012

Bonjour tout le monde! La Ligue d’action civique est née presque en même que le Mouvement du 24 septembre, en août dernier. Nous sommes de plusieurs partis politiques, Martin Drapeau d’ailleurs est un des membres fondateurs de la Ligue d’action civique, de même que Craig Sauvé ici présent qui était organisateur de Projet Montréal et qui s’amuse aujourd’hui au NPD. Je vois devant moi des gens de Montréal, des gens de Laval peut-être, des gens de Terrebonne, il y a ici Robert Daniel qui est de Percé, qui n’a pas fait le voyage seulement pour la manifestation je vous rassure! Il y a des gens partout au Québec qui s’organisent, que ce soit à Mascouche, Trois-Rivières, L’Ancienne Lorette, il y a des gens dans plusieurs municipalités au Québec qui font ce qu’on fait aujourd’hui, c’est-à-dire manifester contre la corruption, faire des enquêtes, questionner les élus comme ici.

Je dois vous le dire que pour ma part, je suis très optimiste. Je ne sais pas si vous en étiez, mais il y a trois ans lorsque nous questionnions les appels d’offre on était traité comme des parias. On nous disait : les appels d’offres sont légaux, taisez-vous, si vous prenez la parole on va vous poursuivre en diffamation. Depuis 3 ans ça a changé, nous avons des maires qui ont démissionné, il y en a un ici à Montréal qui a quitté son poste, à Laval il est parti, à Mascouche il est parti, il y en a d’autres qui partiront. La machine est en marche, bientôt nous aurons un Québec qui sera exempt de corruption on l’espère, et on espère que ce sera l’être pour longtemps.

Notre lutte, elle ne s’arrête pas aux partis politiques, elle ne s’arrête pas aux politiciens, elle ne s’arrête même pas aux administrations municipales. Il est important que tous prennent conscience, que nous soyons des syndicats, que nous soyons des chambres de commerce, que nous soyons des ordres professionnels, que c’est aussi notre responsabilité que de faire face à ce problème qu’est la corruption.

Une fonction publique bien payée, syndiquée, c’est important. Est-ce que nos processus de vigilance qui favorisent la dénonciation, ce qu’on appelle en anglais le « whissleblowing », est-ce que c’est bien installé dans nos organisations? Ça ne l’est pas encore. Est-ce que nos syndicats peuvent en faire davantage? Je pense que oui.

Est-ce que nos chambres de commerce peuvent en faire plus? C’est toujours bien leurs membres qui se font demander de donner 15000$ comptant à des organisations politiques ou à des maires pour avoir le droit d’accéder à des marchés. Est-ce que ces chambres de commerce là sont pour le marché libre, oui ou non? Moi je me souviens du communiqué de presse de la chambre de commerce de la Ville de Laval, lorsqu’il y a eu la démission du maire Vaillancourt, c’est tout juste si on ne pouvait pas sentir les larmes encore fraîches sur le communiqué de presse, tellement ils semblaient déplorer le départ du maire. Ce sont pourtant leurs membres qui se font voler!

Alors est-ce que ces organisations-là aussi vont se lever un jour? Il va falloir, parce que c’est un peu partout que la corruption peut faire son lit, y compris dans les syndicats, y compris dans les chambres de commerce.

Les ordres professionnels, un dernier exemple avant qu’on ne se quitte, l’Ordre des ingénieurs, est-ce qu’on les a entendu dire ouvertement qu’il y a un problème avec la façon dont les ingénieurs sont payés? Est-ce que ça se peut que si les ingénieurs sont payés au pourcentage des contrats, plutôt qu’à l’heure, que les ingénieurs accueillent à bras ouvert les dépassements de 25% ou de 50% des coûts des contrats? La facture en ingénierie, c’est 10% du montant du projet, et personne au Québec, parmi les ingénieurs, s’est rendu compte que c’était une porte ouverte à ce que l’intérêt du public, l’intérêt des contribuables, soit sacrifié en faveur des intérêts des SNC – Lavalin, des DESSAU et de tout ce monde là? Ça n’a pas de bon sens!

Il y a plusieurs lois qui ont été adoptées à Québec, c’est porteur d’espoir. Il y a du ménage qui se fait dans les villes, on travaille sur les autres, c’est porteur d’espoir aussi. On a encore, en face des intérêts privés dont on parle aujourd’hui, beaucoup de travail à faire, mais ça avance, il faut garder espoir, on continue!

Ligue d’action civique

Blogue du photographe Mathieu Breton

9 décembre 2012: Texte de Marie-Christine Lemieux-Couture

10 décembre 2012 1 commentaire

La corruption n’est pas un aléa du pouvoir, elle en est un symptôme

mclc9 décembre 2012 18h05 · Marie-Christine Lemieux-Couture

Il est de bon ton, chez les bien-pensants, de s’imaginer que le gouvernement est l’expression institutionnalisée du droit commun et de la vox populi. Que sans cette raison suprême, ce serait le règne du désordre ; que sans cette digue de justice sociale, le pauvre peuple serait dévoré par les tout-puissants ; que sans cet emblème de l’équité, nos droits et libertés seraient ensevelis six pieds sous la tyrannie. Pour les partisans du principe d’autorité, le gouvernement est une instance modératrice sans laquelle la majorité serait forcée de se plier aux intérêts d’une poignée d’individus. Il s’agit d’entretenir l’illusion selon laquelle l’égalité entre les êtres humains n’est possible que si elle est forcée par un pouvoir qui leur est supérieur. Et cette façade de bonne volonté que représente une telle conception de ce qu’est un gouvernement est largement profitable à la minorité qui se cache derrière pour opprimer le peuple. Mais si, vraiment, la société n’est constituée que d’individus en lutte — au point où il faut une instance supérieure qui réglemente les rapports entre eux afin d’éviter qu’il n’y ait que le plus fort qui l’emporte —, alors cette instance, tenue elle-même par des individus qui sont, par définition, eux aussi en lutte, ne peut servir qu’à conforter le pouvoir des plus forts.

C’est à l’ombre du gouvernement que se constitue la classe dominante et c’est par son bras qu’elle assure la pérennité de son oppression et la conservation des moyens de production. Aussi, il n’y a rien d’étonnant à constater la proximité entre le gouvernement et la classe dominante : d’anciens députés, ministre ou premier ministre siègent à la tête de lobbys, de cartels du capitalisme, de firmes de propagandeux, de médias faiseux d’opinions publiques ou d’avocats en charge de défendre leurs crimes contre l’humanité. Des riches au gouvernement, il n’y a qu’une porte tournante. Le gouvernement est fabriqué par la classe dominante pour la classe dominante, et tous les moyens sont bons pour que n’accèdent au pouvoir que ceux qui servent ses intérêts et qui renforcent son pouvoir.

Quand un gouvernement concède des droits au peuple, qu’il lui « offre » un service ou une enquête publique par exemple, ce n’est que dans le but ultime de conserver ses privilèges et la domination de sa classe sur l’ensemble de la société. Il en va ainsi du droit de vote qui se limite à donner l’illusion au peuple de choisir qui le dirige en oubliant qu’il est dirigé et qu’il n’est pas nécessaire qu’il le soit. Ce droit de vote, ce n’est rien de plus que l’acte de transmettre à un étranger le pouvoir de gérer notre bien commun, de faire des lois qui le protège et protège la classe dominante à notre détriment, d’élaborer des plans d’austérité qui nous privent de nos moyens de subsistance au profit des riches ou d’utiliser la force quand il lui faut réprimer notre grogne à son égard ou à l’égard des mieux nantis. Le droit de voter lors d’une élection permet d’utiliser notre être-ensemble pour justifier des décisions contre lesquelles, autrement, on se révolterait.

Ce même gouvernement, armé de ses chiens de garde du PR et des médias, n’a de cesse d’associer l’anarchie au chaos et à la violence. De fait, il ne peut pas laisser la société vouloir s’autogérer ni s’émanciper de son pouvoir, car l’élite capitaliste et lui perdraient tous les moyens d’exploiter les masses et de tirer profits à ce que nous crevions de faim. Nous pourrions trop aisément comprendre que non seulement nous n’avons pas besoin d’être gouverné, mais que le gouvernement est la source même de la corruption. Que le progrès ne vient pas de la hiérarchie, mais de la coopération. Que le partage a beaucoup plus de sens que la propriété privée. Que nos richesses nous appartiennent collectivement, et non, individuellement. Si nous conservions chacun notre pouvoir et exercions notre droit de vote sur l’ensemble des décisions à prendre pour nous, nous représenterions une force de frappe bien plus grande contre les manigances d’une minorité qui cherche à nous réduire à l’esclavagisme à son seul profit.

Il n’y a aucune raison pour laquelle il y aurait une élite, qui possède toutes les richesses, et des soumis, qui ne possèdent d’autres possibilités que celle d’être son bétail. Il n’y a aucune raison pour laquelle la société devrait être basée sur la loi du plus fort, la performance et la compétitivité plutôt que l’entraide, la collaboration et la solidarité. Il n’y a aucune raison pour laquelle certains vivraient dans l’opulence pendant que d’autres meurent de froid. Il n’y a aucune raison à une organisation inégalitaire du social légiféré par un gouvernement, sauf celle de maintenir un ordre social selon lequel les vainqueurs peuvent jouir de leur victoire en étant certains que nous restons des perdants.

*Discours prononcé le 9 décembre 2012, lors de la manifestation organisée par le Mouvement du 24 septembre dans le cadre de la Journée Mondiale des Nations Unies contre la corruption.

Blogue de MCLC sur Voir.ca

Photo: Mathieu Breton

9 décembre 2012: Texte d’Alexandre Leduc

10 décembre 2012 1 commentaire

Discours à la Journée internationale de lutte contre la corruption

alex leducAujourd’hui, je livrais un discours à la Journée internationale de lutte contre la corruption. Le voici. Vous pouvez signer la pétition en ligne ici.

Journée internationale de lutte contre la corruption

Vous savez, quand on ne s’occupe pas de la politique, c’est la politique qui s’occupe de nous. La lutte à la corruption, ça passe aussi par l’action citoyenne, par des journées comme celle-ci, où des groupes citoyens se mettent en marche pour réclamer ce que tout peuple est en droit de s’attendre de ses représentants politique : honnêteté, écoute et transparence.

Parfois, on entend que la corruption serait un problème du tiers-monde. Quelque chose qui se passe ailleurs, pas chez nous. Lorsqu’on discute de voyage avec la famille ou entre amis, on se dit allègrement que c’était ben corrompu en Afrique, que c’était donc ben corrompu en Amérique latine, en Asie du Sud-est, etc.

Pourtant, notre propre histoire recèle de plusieurs scandales de corruption. Malheureusement, bien que le Québec soit une société distincte, il semble que nous ne soyons pas si distincts des autres nations à ce chapitre…

Que ce soit en 1872, lorsque les conservateurs de John A. Macdonald avaient financé leur campagne avec l’argent sale des entreprises de chemin de fer, en 1891 avec Honoré Mercier, encore avec l’argent sale des entreprises de chemin de fer, Duplessis avec le scandale du gaz naturel et tant d’autres, les multiples abus de l’administration Mulroney, le scandale d’Oxygène 9 du temps du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard, les scandales des commandites. etc, etc, etc.

Les 3 dernières années nous ont ramenés à la triste réalité. Oui, au Québec en 2012, il y a encore de la corruption. Si vous avez suivi les moments forts de la commission Charbonneau, commission que nous avons revendiquée pendant plus d’un an, vous devez être aussi abasourdi que moi de voir à quel point une partie de l’élite économique de Montréal et du Québec se croit tout permit. À quel point c’était rendu banal il y a à peine quelques mois, d’offrir des pots de vin à de hauts fonctionnaires ou à des politiciens.

Par contre, au Québec. Il nous reste encore des outils pour lutter contre la corruption. Le premier est le journalisme d’enquête. Il est peut-être en voie de disparition, mais il existe encore et sa contribution à la lutte à la corruption est énorme. Nous devons reconnaître le rôle fondamental d’une presse libre dans une société démocratique comme la nôtre.

Le second outil est une fonction publique forte et syndiquée. Les pays du monde les plus corrompus sont ceux où il n’y a presque pas de fonction publique. C’est une corrélation très forte. Le rapport Duchesneau ne disait-il pas que c’est lorsque le gouvernement Charest a coupé le nombre d’inspecteur au ministère des Transports que la situation s’est détériorée?

C’est une chose d’avoir une fonction publique, encore faut-il qu’elle soit bien payée. Ainsi, on évite de mettre les individus en situation de besoin où ils peuvent plus facilement se faire corrompre. Au Québec, la syndicalisation de la fonction publique dans les années 1960 s’est faite dans le cadre d’une campagne de lutte à la corruption. Le Québec sortait de 15 ans de Duplessisme et il fallait faire le ménage de l’État québécois.

En ce sens, à l’avenir, lorsqu’un parti ou un gouvernement vous proposera de couper dans la fonction publique, interrogez-vous quant à leurs véritables motifs.

C’est pour ces raisons et bien d’autres qu’il nous fait plaisir à Québec solidaire de parrainer la pétition en ligne du Mouvement du 24 septembre. Elle se trouvera bientôt sur le site de l’Assemblée nationale et ce sera la première pétition parrainée, ou devrais-je dire, «marrainée» par notre nouvelle députée Françoise David.

Je vous souhaite une bonne journée, et je nous souhaite pour 2013, un Québec libre…de corruption.

Alexandre Leduc

ex-candidat de QS dans Hochelaga-Maisonneuve

Blogue d’Alexandre Leduc

Photo: Mathieu Breton

9 décembre 2012: Texte de Ianik Marcil

10 décembre 2012 2 commentaires

ianik marcilDiscours contre la corruption
Ianik Marcil

Journée internationale de lutte à la corruption
Montréal, le 9 décembre 2012, organisée par le Mouvement du 24-septembre

Corroder le lien de confiance

On entend toujours dire que la corruption n’est pas un problème, mais plutôt un symptôme. Un effet, une conséquence du système capitaliste.
C’est faux. La corruption n’est pas un symptôme. La corruption fait partie intégrante d’une logique à laquelle nous participons tous.
La corruption, ça n’est pas qu’un coffre-fort tellement bourré de fric qu’il n’en ferme plus. La corruption, ça n’est pas qu’une liasse d’argent échangée au-dessus d’un urinoir. La corruption, ça n’est pas qu’un voyage dans le Sud en échange d’un contrat de construction.
La corruption, c’est ce qui corrode le lien économique.
La corruption, ça n’est pas que des pots-de-vin. La corruption, c’est oublier, c’est nier, que les intérêts économiques privés doivent toujours s’insérer dans l’intérêt économique public.
Ce qui corrode le lien économique, c’est aussi l’évasion fiscale, les paradis fiscaux, chercher à échapper à tout prix à l’impôt. C’est utiliser des structures financières sophistiquées pour détacher ses intérêts économiques privés de l’intérêt économique commun. C’est le travail au noir à la petite semaine, c’est payer cash pour s’épargner les taxes.
La corruption, c’est corroder le lien économique, c’est réduire petit à petit notre lien de confiance collectif.
Au Québec, on estime que ces manœuvres d’évasion fiscale – légale et illégale – de pots-de-vins, de fraudes et autres fondations privées détournant le bien commun à des fins privées coûtent chaque année l’équivalent du déficit du gouvernement. Ça n’est pas moi qui le dit c’est le ministère des finances.
L’équivalent du déficit annuel grâce auquel on impose des mesures d’austérité, en vertu duquel on sabre dans les services publics à la population – en santé, en éducation, en protection de l’environnement.
Corroder, user petit à petit les liens de confiance économiques qui nous unissent a donc un effet économique immédiat : la destruction de nos biens communs.
Mais il n’y a pas un « eux autres » et un « nous » : nous les victimes de la cupidité et de la duplicité d’eux autres, les pourris. Ça serait beaucoup trop facile de penser ainsi. Et dangereux. Car cela permettrait d’oublier la logique à la base de leur comportement, à eux autres.
Nous faisons tous partie de la même société, de la même communauté. À partir du moment où une logique pourrie corrode les liens qui basent notre communauté, nous en sommes à la fois victimes et parties prenantes.
Nous avons donc une responsabilité. Non seulement de punir les coupables, mais, surtout, de transformer la logique pourrie qui détruit nos liens sociaux et économiques.
Logique d’appât du gain à tout prix, logique de réussite individuelle s’opposant à l’intérêt collectif, logique de gabegie et de dilapidation du bien commun.
La corruption n’est pas le symptôme d’un système pourri. La corruption constitue la base même de la pourriture d’une logique qui permet à un système d’éroder nos liens communs.
Participer à la vie économique, ça n’est pas la corroder, la pourrir de l’intérieur. La vie économique c’est construire, tisser des liens entre les hommes et les femmes d’une communauté. Nous nous devons de radicalement changer la logique perverse et pourrie qui assimile notre vie économique à la destruction systématique de nos liens de confiance.
Les liens économiques que nous tissons dans notre communauté devraient, toujours, chercher à édifier l’utile, le beau, le juste. À mettre nos intérêts privés au service du bien de notre communauté – et non pas l’inverse. À construire, non pas à corrompre.

Blogue de Ianik Marcil

Photo de Mathieu Breton

 

Communiqué: marche du 9 décembre, journée internationale de lutte contre la corruption

4 décembre 2012 2 commentaires

Communiqué

Montréal- 5 décembre 2012- Le dimanche 9 décembre 2012, nous marcherons ensemble pour envoyer un message clair à nos élus et députés: nous aspirons à une gouvernance transparente et éthique.

Où: Place du peuple/Carré Victoria, Montréal

Quand: le dimanche 9 décembre, journée internationale de la lutte contre la corruption,  à midi

Déroulement: Bref discours des organisateurs puis départ de la marche jusqu’à l’hôtel de ville de Montréal où se tiendra les discours citoyens-Place Champs de Mars

Le Mouvement du 24 septembre vous invite à donner sens à la Journée internationale de lutte à la corruption décrétée par les Nations Unies en prenant la rue pour exiger de nos élus  le courage politique de prendre les mesures qui s’imposent pour que nous citoyennes et citoyens reprenions confiance en nos institutions démocratiques.

Nous marcherons pour nous. Pour démontrer que nous sommes tous concernés par la crise politique actuelle et pour exercer ensemble notre pouvoir citoyen.

« En cette Journée internationale de la lutte contre la corruption, engageons-nous à assumer notre responsabilité en prenant des mesures énergiques contre la corruption, en jetant l’opprobre sur ceux qui s’y livrent et en mettant en place une culture qui attache de la valeur aux comportements éthiques.» M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU 9 décembre 2011

La Ligue d’action civique s’est joint au Mouvement du 24 septembre en contribuant à la mobilisation autour d’initiatives locales, le 9 décembre, à midi, partout en région. Les porte-paroles de la Ligue font partie des personnes qui feront des allocutions  à l’hôtel de ville.

Voici quelques uns des citoyens qui prendront la parole:

Martin Drapeau, ex- libéral dissident

Louis Mercure, entrepreneur en construction

Marie-Christine Lemieux-Couture, romancière, essayiste, blogueuse au Voir

Ianik Marcil, économiste indépendant

Alexandre Leduc, porte parole pour notre pétition parrainée par Québec Solidaire

Frédéric Lapointe, président Ligue d’action civique

Nous vous invitons à signer notre pétition déposée à l’Assemblée nationale: https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-3403/index.html Nous demandons qu’en application de la Loi sur le ministère des Relations internationales, l’Assemblée nationale approuve la Convention des Nations Unies contre la corruption.

Le 9 décembre, exerçons notre pouvoir citoyen.

Soyons nombreux partout au Québec à démontrer que nous avons à coeur notre démocratie.